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Felix
Savon, une dernière fois sous les feux de la
rampe. (Photo AFP)
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Catégorie
: Lourds (91kgs)
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Pays
: Cuba
|  |  |  |  |  | Né le 22 septembre 1967 à San
Vicente
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Taille
: 1m 94
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Champion Olympique
: 1992 (barcelone), 1996
(Atlanta)
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Champion du monde
: 1986,89,91,93,95,97
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Medaille d'argent
: Houston, 1999
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Médaille d'or
: Jeux Panaméricains, 1991
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Son deuxième sacre
olympique, Atlanta en 1996. (Photo L'Equipe)
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| | | Pur Produit du système cubain |
| Felix Savon collectionne
titres et médailles olympiques depuis plus de
Quinze ans : six titres mondiaux, deux titres
olympiques 1992 et 1996, et une quinzaine de
titres nationaux.Une carte de visite
impressionnante qui aurait pu s'enrichir
davantage sans le boycottage par Cuba des JO de
Séoul en 1988. Né à San Vicente, une région de
la province de Guantanamo, Felix n'a pas
encore dix ans lorsqu' il intègre la
prestigieuse école de boxe cubaine. Une école de
la vie d'ou sortent majors les futurs stars
du ring.
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| Doué
d'une allonge remarquable et d'un gros
bagage technique, le boxeur cubain ne tarde pas
à faire parler de lui. Dès 19 ans, il décroche
son premier titre mondial en 1986. Simple,
travailleur, et... patriote, Fidel Castro tient
là son porte drapeau. Véritable vitrine pour le
régime castriste, la star cubaine incarne à
merveille les valeurs du sport cubain :
amateurisme et patriotisme. Et Castro ne manque
une occasion de chouchouter Felix.
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| En guise de récompense pour
l'or olympique, une maison et une voiture
offerte par le régime. Privilège rarissime pour
un Cubain. A l'origine de cette réussite,
un homme : Alsidez Sagar. A la tête de
l'équipe de boxe cubaine depuis les années
60, cet entraîneur a découvert et faconné
plusieurs champions : Teofilo Stevenson,
Hernandez... et Felix Savon. "Tout le monde
veut savoir quelle est le secret de notre
réussite. Nos boxeurs s'entraînent dix
heures par jour et défendent fièrement les
couleurs du pays." lance t-il en souriant.
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| Son de cloche légèrement
different chez Dominique Nato, l'entraîneur
de l'équipe de France de boxe : "notre
collectif à nous, est toujours décimé apres
l'échéance olympique. On est obligé de
reconstruire un groupe compétitif tous les
quatre ans. Nos boxeurs passent professionnels
pour la plupart. A Cuba, le professionnalisme a
été aboli. Ils peuvent conserver leurs boxeurs
et effectuer un travail de fond" explique
t-il.
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| A l'image de
Teofilo Stevenson qui avait refusé
d'affronter le mythique Mohammed Ali, Savon
n'a jamais céder à l'appel des sirènes
du professionnalisme. Pas même les dix millions
de dollars qu'il aurait pu empocher juste
après les Jeux d'Atlanta pour affronter un
certain... Mike Tyson. A Sydney, le Cubain a
bien entendu remporté sa troisième médaille
d'or olympique. Qui aurait pu l'en
empêcher tant sa boxe était surpuissante. A
bientôt 34 ans, barré par les réglements de la
Fédération internationale de boxe amateur, Savon
raccroche les gants. Mais il ne pourra pas
quitter les rings de sa vie. Un poste
d'entraîneur national lui tend désormais
les bras.
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En quart de finale des Jeux
de Sydney, le Cubain (casque rouge)
surclasse Michael Bennett, le grand rival
américain. (photo AFP)
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