Pérec ne pense plus
qu'à une chose : gagner une troisième médaille d'or
sur le 400 mètres olympique. Pour y parvenir, elle a chamboulé
tous ses plans, quittant la Californie et le groupe John Smith
pour rejoindre l'Allemand Wolfgang Meier. Une remise en
question totale.
Marita Koch, détentrice du
record du monde du 400m, est maintenant la
complice de Pérec. (L'Equipe)
Parfois,
Marie-Jo est difficile à suivre, et pas
seulement sur une piste ! Un peu plus de six
mois avant les Jeux, après six années passées
dans le groupe John Smith, elle estime avoir
fait le tour de la question, sa solution pour
Sydney ne se trouve pas en Californie. Changer
d'entraîneur parait donc une saine
démarche, mais la surprise vient plutôt de
l'identité du successeur. Après une longue
réflexion, le choix de Marie-Jo se porte sur
Wolfgang Meier, l'ex-entraîneur et
toujours mari de Marita Koch, la détentrice du
record du monde du 400 mètres (47"60)
depuis 1985.
En dehors
du fait que les conditions de vie de Rostock
(ex-Allemagne de l'est) n'ont rien de
comparable avec la douceur de Los Angeles, on se
souvient surtout des nombreux doutes émis, y
compris par Pérec, à propos des techniques
d'entraînement et surtout des suspicions de
dopage qui pesaient sur les athlètes de
l'ex-Allemagne de l'est. De plus,
Wolfgang Meier n'a plus entraîné personne
depuis dix ans, mais Pérec lui fait tout de même
confiance.
Wolfgang Meier pense pouvoir
réhausser Marie-Jo à son meilleur niveau. (L'Equipe)
Six mois pour revenir
A Rostock,
le dépaysement a été radical à tous les niveaux.
Si Marie-Jo se montre peu locace au sujet des
entraînements, elle explique toutefois
qu'elle n'a jamais rien connu de
semblable. Tout d'abord, il a fallu
repartir de zéro, ou presque. Meier a conçu pour
sa nouvelle élève un plan d'entraînement de
vingt-trois semaines, qui devrait lui permettre
de retrouver son niveau de 1996, tout en
limitant les risques de blessure.
Pour réaliser le plus fou de ses
paris, et vivre le challenge "le plus
motivant de (sa) carrière", Pérec
s'est pliée à une discipline de fer. Le
sacrifice est à la hauteur de son rêve et de ses
ambitions, mais les compétences et le
savoir-faire de Meier l'ont totalement
convaincu. "La gazelle" n'a
qu'un seul regret : ne pas être venue plus
tôt à Rostock.
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