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Technique et
performance
|  | | Propos recueillis par Louis
DOUCET |  |
Le 100 mètres
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| Avec les explications de l'ancien champion
français Stéphane Caristan, entraîneur d'Odiah Sidibé et
Issa Nthépé (dossier réalisé en juillet 2002). |
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Maurice Greene
|  |  |  |  |  | (Photo L'Equipe)
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| |  Courir « facile » |
| Parce qu'il décerne
le titre d'homme le plus rapide du monde,
le 100 m a acquis le statut de discipline reine
de l'athlétisme. Dans l'univers de la
ligne droite, l'expression de la
performance tend vers une simplicité absolue.
Les comptes sont ronds, pour la distance comme
pour le chrono, les dix secondes restant le
maître-étalon. Les règles du jeu sont limpides
et la confontation toujours intense.
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| Pour autant, la maîtrise
technique de cette distance passe par la prise
en compte de deux paradoxes. Tout d'abord,
bien que l'on puisse s'enthousiasmer
devant les soi-disantes « pointe de vitesse » ou
« accélération » des derniers quarante mètres de
Maurice Greene, Marion Jones ou encore Carl
Lewis, il n'en est rien. En réalité, les
tous meilleurs mondiaux sont surtout ceux qui
ralentissent le moins dans la deuxième partie de
la course. Et bien que cet ultime effort puisse
paraître violent, il n'est jamais aussi
efficace que quand il est produit avec un
maximum de décontraction, que les athlètes
appellent le relâchement. Cette attitude
explique notamment comment des sprinteurs
peuvent réaliser de très bons chronos dans les
premiers tours des grands championnats, pendant
qu'ils se sentent « facile », mais sont
incapables de les reproduire en finale, où
l'enjeu est plus important.
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