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    Championnats d'Europe 
Propos recueillis par Louis DOUCET, à Munich  Trois questions à Vanessa Boslak 



Vanessa Boslak veut laisser le temps au temps (Photo L'Equipe)
Elle a eu 20 ans au mois de juin et elle se retrouve parmi le gratin européen de la perche femmes pour le premier rendez-vous important de sa jeune carrière. Vanessa Boslak progresse régulièrement et a porté le record de France à 4,46 m, le 13 juillet dernier. Mercredi, elle s'est qualifiée pour la finale.

Comment envisagez-vous ce premier rendez-vous international de votre carrière ?

J'aborde un peu cet événement de la même manière que la Coupe d'Europe. Je vais essayer de reproduire le même genre de compétition, sachant que le plus important sera de gagner sa place en finale. Concourir à neuf heures du matin sera difficile, surtout qu'il faudra certainement que je m'approche de mon record ou au moins que je dépasse 4,40 m. Mais je suis optimiste parce que je me rends compte que j'ai réussi à acquérir une certaine régularité à cette hauteur cette année.

Bien que je ne sois pas très matinale, c'est quand même psychologiquement différent de se lever pour une compétition importante. J'ai également fait quelques séances le matin pendant le stage de Vittel et je me lève de plus en plus tôt pour arriver à être bien réveillée le jour J.

Vous ne pouvez pas tout à fait jouer les premiers rôles à Munich ?

Pour être bien classée dans un grand rendez-vous international, il faut être capable de sauter au minimum 4,55 m à 4,60 m. Ce sont des barres qui commencent à devenir très intéressantes et j'espère que j'arriverai à les atteindre rapidement. Mais je ne suis pas trop pressée puisque je viens d'avoir vingt ans au mois de juin. Ma progression est constante, il n'y a pas lieu de se précipiter.

Vous considérez donc ces Championnats comme une étape...

Pour moi c'est une année de transition, surtout que j'ai eu en juillet dernier une rupture de l'aponévrose plantaire qui m'a privée d'entraînement pendant trois mois. Ensuite, je n'ai pas fait de saison hivernale parce que je n'étais pas assez préparée. En revanche, depuis que j'ai trouvé mon équilibre, que je me suis habituée à la vie parisienne, et que je travaille avec Christian Charbonnel, tout se passe beaucoup mieux parce que je prends du plaisir à sauter.

Si tout se passe bien et que je n'ai pas de blessure l'année prochaine, je sais sur quels points je peux progresser. J'aurai déjà plus de temps pour m'entraîner parce que j'aurai moins de cours, et ma course d'élan, autant que ma technique, est tout à fait perfectible. Il faut aussi que je m'améliore en gymnastique. Et puis, le rendez-vous des Mondiaux de 2003 va m'amener un surcroit de motivation.


 
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