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> Tous
les résultats de la soirée
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> Technique et performance :
le 3000 m steeple >>>
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Marion Jones (Photo
AFP)
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Tim Montgomery (Photo
AFP)
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Felix Sanchez (Photo
AFP)
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Hicham El Guerrouj (Photo
L'Equipe)
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Wilson Kipketer (Photo
AFP)
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Sammy Kipketer (Photo AFP)
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| | | Jones tient toujours |
| Avant le deuxième épisode
des confrontations de l'été entre Jones et
Pintusevich, l'Américaine avait pris soin
d'évacuer le problème de la concurrence sur
la ligne droite, prenant acte de sa large
victoire lors de leurs retrouvailles
londoniennes (10''97 contre
11''11). Pourtant, la double victoire
de Jones à Bruxelles peut également être
interprétée comme un double avertissement. Sur
le 100 m, "Little Marion" s'est
certes imposée avec un chrono intéressant de
10''88, mais elle doit son succés en
partie à un meilleur cassé, sa principale rivale
pointant à deux centièmes derrière elle. Une
fois le stress de la première rencontre disparu,
"Pintu" montre donc qu'elle peut
être au rendez-vous dans une lutte directe,
situation que Jones n'a plus tellement
l'habitude de connaître.
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| Plus à l'aise sur 200 m, où
elle a établi la meilleure performance mondiale
de l'année (22''11), Jones a
encore dû éliminer le danger Pintusevich
(22''24) pour préserver son
invincibilité. Invitée à jouer la
spectatrice-arbitre de ce duel, Muriel Hurtis a
naturellement mieux tiré son épingle du jeu sur
le demi-tour de piste. Après un 100 m où son
point faible a encore une fois été la mise en
action (6e en 11''16), la Française a
fait valoir son statut de championne
d'Europe de la distance en prenant la 4e
place, celle de meilleure européenne, devant
Levorato et Gevaert. En 22''64, elle
n'a pourtant pas pu décrocher une position
de médaillable virtuelle, qui revient à la
Bahaméenne Debbie Ferguson, dans cette réplique
de finale mondiale.
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| Pour
Maurice Greene, la fin de saison commence à
virer au cauchemar. Après une cinquième défaite
cette saison, l'Américain ne peut désormais
plus être considéré que comme l'ex-Roi du
100 m, bien qu'il détienne toujours le
record du monde (9''79) et la
meilleure performance de l'année
(9''89). Sur la piste du stade du Roi
Baudoin, le pilier du HSI a dû se contenter
d'une humiliante sixième place en
10''11. Et en l'absence de Dwain
Chambers, Tim Montgomery reprend momentanément
son rôle de prétendant numéro un à la succession
en courant le 100 m le plus rapide de
l'année (9''91). A partir du
moment où les complexes par rapport au
"Pitbull" commencent à
s'évaporer, tout devient possible, et le
compagnon d'entraînement de Marion Jones
l'a bien compris : «
Maintenant je crois en moi et cela paie. Je
ne sais pas ce qui pourrait m'empêcher
de devenir le numéro un mondial
». Peut-être Greene ?
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| | Diagana menace Sanchez |
| Le 400 m haies du meeting
de Bruxelles a été beaucoup plus riche que prévu
en enseignements pour l'avenir. Alors que
l'on pouvait s'attendre à un énième
défilé de Felix Sanchez le jour de son
anniversaire et à une sortie difficile, comme à
Zürich et à Londres, de Stéphane Diagana, le
nouveau maître des haies basses s'est
étrangement montré vulnérable. Surtout,
c'est bien le récent champion d'Europe
de Munich qui se positionne comme le seul
capable de faire vaciller le Dominicain. En
prenant la deuxième place derrière Sanchez, loin
devant Joey Woody (3e en 48''39), et
en menant toute la course jusqu'aux cinq
derniers mètres avant la ligne d'arrivée,
Diagana s'affirme comme le dauphin
incontestable de Sanchez, à défaut de le
surpasser.
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| Installé dans une
position confortable dans les classements
mondiaux avec deux des dix meilleures
performances de l'année (cinq pour
Sanchez), le Français dispose en tout cas
d'un nouvel élément à prendre en
considération pour décider de la poursuite de sa
carrière jusqu'aux Mondiaux de Paris 2003.
Sur le cas Sanchez, cette sixième victoire en
Golden League de l'année est également
instructive. Tout d'abord parce qu'il
prouve, de la même manière qu'à Londres la
semaine précédente, qu'il est aussi
efficace « à la bagarre » qu'en solitaire.
Ensuite parce que la part du jackpot à laquelle
il prétendra la semaine prochaine à Berlin ne
semble plus du tout assurée, surtout si Diagana
retrouve sa forme de Münich.
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| | Baala convaincant |
| Hicham El Guerrouj, lui,
n'a pas vraiment de raison de
s'inquiéter au sujet du jackpot, la
question étant plutôt de savoir avec combien
d'athlètes il devra partager le magot.
Parti pour une attaque de son record du monde,
le Marocain a très vite oublié ses projets
chronométiques en s'apercevant que les
lièvres étaient beaucoup trop rapides. Grand
finisseur et seul candidat crédible à une
victoire face à El Guerrouj, Bernard Lagat a
rarement semblé si proche de pouvoir accrocher
le maître. Encore dans sa foulée à 150 mètres de
la ligne, Lagat avait presque réussi à faire
oublier que le roi des milers en gardait
toujours sous la semelle pour les grandes
occasions. Avec maîtrise, El Guerrouj plaçait
donc un dernier effort pour boucler un nouveau
1500 m sous les 3'30''.
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| Pour Mehdi Baala, la
barrière des 3'30'' semble encore
loin, mais sa rentrée à Bruxelles après son
titre européen de Munich est encourageante à
plusieurs titres. En terminant cinquième
derrière El Guerrouj et un triplé kenyan
Lagat-Rono-Chirchir, il assoit sa domination en
reléguant à la fois Silva (6e), Estevez (9e) et
Higuero (10e), Fouad Chouki se classant 11e avec
son meilleur chrono de l'année
(3'33''93). Surtout, avec un très
bon chrono de 3'32''03, à une
demi-seconde du record de France de Driss
Maazouzi, Baala confirme que sa gestion du
calendrier de la saison a été la bonne :
« Je suis satisfait
d'être dans cette forme-là, c'est
le deuxième temps de toute ma carrière alors
que je n'étais pas sûr de courir aussi
vite ». Encore un atout dont il
aura besoin l'année prochaine pour préparer
le grand rendez-vous des Mondiaux de Paris.
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| | Les Kipketer en patrons |
| Sur les deux distances
les plus éloignées des courses de fond et
demi-fond sur piste, soit le 800 m et le 10 000
m, les Bruxellois ont assisté aux succès de deux
homonymes qui n'ont pourtant aucun lien de
parenté et qui n'ont en commun que leur
patrie d'origine et leur équipementier. Le
plus vieux des Kipketer, Wilson, le Danois, a
une fois de plus signifié son retour à tous les
concurrents qui se félicitaient de son absence,
qu'ils s'appellent Bucher, Borzakowski
ou Czapiewski. Encore plus qu'à Monaco, où
il avait réglé ses adversaires en
1'43''76, et qu'à Munich, où
il s'était emparé du titre européen dans
une course tactique, au métier, Kipketer
s'est approché un peu plus de son record du
monde en faisant imploser ses concurrents.
Chrono final : 1'42''74, soit le
plus rapide enregistré depuis le meeting de
Bruxelles 2001 et la victoire du Russe
Borzakovski (1'42''47), le
troisième temps au total depuis 1999 !
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| L'autre Kipketer,
Sammy, avait plutôt habitué les amateurs
d'athlétisme à faire admirer son finish sur
3000 m et 5000 m avant de franchir un pas à
Bruxelles, où il courrait pour la première fois
de sa carrière un 10000 m sur piste dans une
course internationale. Et pour un coup
d'essai, c'est un coup de maître
puisque le Kenyan, vainqueur en
26'49''38, prend une option sur
la succession convoitée deson aîné Paul Tergat
en rentrant dans le club très fermé des coureurs
qui sont passés sous les 27'. Mieux,
quelques mois après avoir amélioré la meilleure
performance de tous les temps du 10 km sur route
(27'11'', le 30 mars à la
Nouvelle-Orlénas), Sammy Kipketer devient le
cinquième performeur de tous les temps sur la
piste derrière Haile Gebreselassié, Paul Tergat,
Paul Koech et Salah Hissou. Et dire que ce jeune
homme n'a (officiellement !) pas encore
fêté ses vingt et un ans.
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