| [an error occurred while processing this directive] |
 |

|
Athlé - Mondiaux 2003 | | | | White dans la tourmente | | | L'Américaine Kelli White, victorieuse des 100 et 200 m, risque disqualification et suspension si la preuve est faite qu'elle s'est dopée mais des informations manquent encore pour en juger, a indiqué samedi la Fédération internationale d'athlétisme.
La Fédération américaine a toutefois préféré se priver de sa meilleure sprinteuse pour le relais 4x100 m qui se courait samedi soir. L'équipe aurait en effet été rayée du palmarès en cas de participation de White si celle-ci venait à être reconnue coupable.
Lors d'une conférence de presse convoquée à la suite des révélations du quotidien sportif parisien L'Equipe, le Pr Arne Ljungqvist, président de la Commission médicale de l'IAAF, a confirmé que l'athlète avait été contrôlée positive au Modafinil, un psychostimulant utilisé pour soigner les narcolepsies, à l'issue de sa victoire sur 100 m le dimanche 24 août.
Il a indiqué que l'IAAF n'en avait été informée que vendredi et nécessitait encore du temps pour examiner le cas. Selon lui, plusieurs zones d'ombre subsistent.
Kelli White « n'a pas déclaré qu'elle utilisait ce médicament au moment où elle a été contrôlée, ce qu'elle aurait dû faire en demandant un exemption, a-t-il expliqué. Ce point sera un problème pour elle quand son cas sera évalué. »
Selon lui, l'athlète a expliqué n'avoir pas fait de déclaration parce que le Modafinil ne figure pas nommément sur la liste officielle des produits interdits. Après y avoir été inscrit, il en a été rayé mais, selon L'Equipe, il devrait y être à nouveau dès l'an prochain avant les jeux Olympiques d'Athènes.
L'IAAF s'interroge encore, d'autre part, sur la classe de produits dans laquelle il convient de classer le Modafinil. S'il est établi qu'il s'apparente à l'éphédrine, White risque - si sa culpabilité est démontrée - d'être privée des titres acquis à Paris/Saint-Denis et de recevoir un avertissement.
Si, en revanche, il doit figurer dans le groupe des amphétamines, l'athlète serait non seulement disqualifiée des Mondiaux mais pourrait en plus être suspendue deux ans, à expliqué le Pr Ljungqvist « Nous avons besoin de plus d'information avant d'en venir à une conclusion », a-t-il constaté.
Kelli White avait été entendue auparavant par l'IAAF qui, à l'issue de cette audition, avait indiqué dans un communiqué que, selon ses déclarations, la sprinteuse américaine avait « pris cette substance sur prescription médicale pour soigner un mal qui touche toute sa famille ».
Compte tenu des « très graves conséquences pour l'athlète qui risque d'être suspendue et évincée de la compétition » et des informations encore requises, l'IAAF avait considéré que « la mesure la plus appropriée » était de « lui permettre de participer (aux Mondiaux) jusqu'à l'aboutissement des enquêtes, scientifique et autres, en cours ».
Une tolérance dont la Fédération américaine a préféré ne pas profiter.
Kelli White a déjà eu des démêlés avec les organismes français de lutte contre le dopage.
Elle avait été contrôlée en juillet 2002 après une compétition au Stade de France, celui-là même où se disputent les Mondiaux-2003, et des traces de triamcinolone acétonide, un produit prohibé selon les règlements français, avaient été trouvées dans ses urines.
Elle avait en conséquence été interdite de compétition en France pour six mois (du 1er janvier au 30 juin 2003).
[Les Mondiaux 2003]
| | |
|
| retour |
LE
CHRONO ATHLETISME |
|