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Athlé - Mondiaux | | | | Les échos de samedi | | | Les dernières brèves de couloirs en provenance du Stade de France et du village des athlètes, à la Cité universitaire de Paris.
Ralenti
A voir le Dominicain Felix Sanchez remporter sa finale des Mondiaux 2003 du 400 m haies, on pourrait penser que pendant qu'il court et saute, il n'est pas vraiment en position de spectateur. Au paroxysme de l'effort, « Superman » Sanchez parvient pourtant à ne manquer presqu'aucun détail. Ralenti à chaud, à peine la ligne franchie, par l'intéressé : « Je suis parti à bloc jusqu'à la quatrième haie, je me suis un peu relâché à l'entrée du dernier virage. A la huitième haie, je savais que j'étais en tête mais j'ai vu qu'au couloir 8, le Sud-Africain (ndlr : Llewellyn Herbert) était bien. Sachant qu'il est généralement très bon sur les deux dernières haies, je me suis concentré sur ma technique, sur mon rythme pour finir au mieux. En meeting, je prends le temps de jeter un oeil sur le chrono en franchissant la ligne, mais cette fois, j'avais la tête ailleurs ».
Pigiste
Vitalyi Petrov, l'entraîneur russe qui a formé l'Italien Giuseppe Gibilisco, médaillé d'or de la perche, ne touche annuellement que 8500 euros de la Fédération italienne d'athlétisme pour ses précieux enseignements et conseils. Après la victoire du Sicilien, les émoluments du technicien, également découvreur et ex-mentor de l'Ukrainien Sergey Bubka, plus grand perchiste de tous les temps, seront revus à la hausse, a promis le Comité olympique italien. Arrivé en Italie il y a douze ans à la demande du directeur technique de l'époque, Elio Locatelli, Petrov (55 ans) réside à Formia, près de Rome, où d'autres athlètes, notamment Russes, viennent lui demander conseil. Avec une telle cour, et les multiples piges qui en découlent, Petrov parvient quand même à joindre les deux bouts.
Allo, j'te réveille ?
L'Américaine Kelli White, championne du monde du 100 et 200 m dames, a de la famille qui ne passe pas un jour sans prendre de ses nouvelles. L'inconvénient pour elle est que ces interlocuteurs attentionnés oublient généralement qu'il y a un décalage horaire entre les Etats-Unis et la France. Quand il est 21h00 à New York, il est 03h00 du matin à Paris. « Ma mère a donné mon numéro de téléphone à ma famille et, ces jours derniers, ils m'ont appelé vraiment très, très tôt. Tout étonnés de me réveiller... ». A Athènes, l'an prochain pour les JO, Kelli pourra peut-être dormir un peu plus. Quand il est 21h00 à New York, il est 04h00 du matin dans la capitale grecque.
Transfuges
Deux des médaillés d'or des Mondiaux de Paris/Saint-Denis auraient pu passer à côté des honneurs de la piste si, comme cela était leur première ambition, ils avaient réussi dans les sports majeurs d'Amérique du Nord. Le Dominicain Felix Sanchez, vainqueur du 400 m haies, est né aux Etats-Unis. Il se dédiait tout naturellement au base-ball jusqu'à se qu'il se brise un poignet. Pour l'Américain John Capel, médaillé d'or du 200 m, c'est le football américain qui l'attirait. Engagé par les Chicago Bears puis par les Kansas City Chiefs, il s'efforçait de gagner ses galons de vedette jusqu'à ce que l'entraîneur Dick Vermeil lui fasse comprendre diplomatiquement que son avenir était peut-être ailleurs: « John, rentre chez toi et réfléchis bien pour évaluer dans quel sport tu es le meilleur ». « Je le remercie et je l'aime pour m'avoir dit ça », affirme aujourd'hui Capel.
[ Tout sur les Mondiaux 2003 ]
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LE
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