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Athlé - Mondiaux | | | | Réactions de jeudi | | | Les athlètes français et étrangers engagés lors de la sixième journée des Mondiaux, jeudi, se sont confiés après leurs épreuves. Les réactions :
Manuela Montebrun (FRA/médaille de bronze du lancer du marteau) :
«J'avais de très bonnes sensations mais, le stade plein, ça fait quelque chose. Ce qu'il faut retenir, c'est la médaille. C'est mon plus mauvais concours avec celui, comme d'habitude, des Championnats de France. Un tel public, ça fait bizarre. On est tellement concentré pour évacuer tout ça qu'on l'est moins sur le concours. Mais je suis très contente.»
Eunice Barber (FRA/qualifiée pour la finale de la longueur) :
«L'essentiel, c'est la qualification et de retourner très vite à la maison. Tout est possible, je n'ai rien à perdre. Je pense que je peux gagner et je vais tout faire pour. Je me suis bien reposée (après l'heptathlon), j'ai retrouvé le calme.»
Muriel Hurtis (FRA/4e du 200 m) :
«En voyant la Russe Kapachinskaya revenir, je me suis désunie. Je perds là. Je n'étais pas relâchée. Je craque dans la tête et dans les jambes. Aujourd'hui les filles étaient plus fortes que moi. C'est la loi du sport. C'est une énorme déception, car j'y croyais. Ce que fait Kelli White (victorieuse du 100 et du 200 m) est très fort, avec à chaque fois de bons chronos. Maintenant, il y a le relais. On espère monter sur le podium.»
Guy Ontanon (entraîneur de Muriel Hurtis) :
«Muriel prend un excellent départ. Elle se bagarre contre la Russe Kapachinskaya au lieu de se placer techniquement. C'est une déception car le podium était accessible. Si elle peine sur la fin c'est à cause de son erreur technique.»
Ladji Doucouré (FRA/qualifié pour les demi-finales du 110 m haies) :
«Il fallait que je rentre dedans, que je constate où j'en étais avec mon corps. J'étais un peu trop haut sur les haies, j'ai mis trop de temps sur les haies.».
Kelli White (USA/médaille d'or du 200 m) :
«A dire vrai, j'ai un peu mal et j'ai ressenti des crampes sur la fin. Je suis vraiment très fatiguée après cette semaine. Cela n'a pas été simple du tout. Je suis très bien partie et, comme je ne savais pas si les filles derrière moi étaient près ou non, j'ai seulement pensé à foncer jusqu'à la ligne. J'aurais aimé faire un meilleur temps mais deux médailles d'or (après celle du 100 m) c'est parfait. J'ai encore un objectif à atteindre. Je ne veux pas vous dire ce que c'est mais je vais faire de mon mieux pour y parvenir.»
Yipsi Moreno (CUB/médaille d'or du lancer du marteau) :
«Je suis heureuse pour Cuba et pour ma famille. J'ai l'habitude des compétitions devant un nombreux public alors ce n'a pas été difficile pour moi. Je me suis beaucoup entraînée pour ces Championnats et j'étais prête à lancer très loin. La compétition a été rude. Kuzenkova (2e) ou Montebrun (3e) pouvaient aussi bien l'emporter. Mais c'était mon jour. Aujourd'hui, j'étais la meilleure. Je suis très fière de ce que j'ai fait.»
Jana Pittman (AUS/médaille d'or du 400 m haies) :
«C'est un rêve total qui se concrétise, surtout à mon âge (20 ans). ce soir je suis surexcitée mais je pense que je ne réaliserai que demain ce que je viens de faire. J'ai eu des hauts et des bas pendant la saison mais j'ai pu trouver force et énergie au bon moment. Je me suis concentrée sur ma propre course et je savais que ce serait une course tactique. Je savais aussi que Pechonkina (la recordwoman du monde, 3e de la course) serait loin devant tout le monde aux 200 mètres mais, à la 9e haie, je me suis rendu compte que je pouvais la rattraper. Je crois que nous allons avoir de belles bagarres avec Pechonkina dans les années à venir et j'estime aussi que le record du monde est à ma portée mais je dois encore travailler ma technique avec l'objectif de gagner une seconde ou une seconde et demie au cours des six ou huit prochains mois. Maintenant que je suis championne du monde, je n'ai plus le choix : je me dois d'être également championne olympique.»
Giuseppe Gibilisco (ITA/champion du monde de saut à la perche) :
« J'ai vraiment eu peur quand j'ai fait une erreur à 5,75 m mais heureusement, à 5,90 m, j'ai réussi et c'est mon grand jour. Pour mon entraîneur (l'Ukrainien Vitaly Petrov, ex-entraîneur du recordman du monde Sergey Bubka), c'est un autre miracle, 20 ans après la victoire de Bubka ».
[ Tout sur les Mondiaux 2003 ]
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LE
CHRONO ATHLETISME |
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