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Athlé - Mondiaux | | | | Réactions de mercredi | | | Les athlètes français et étrangers engagés lors de la deuxième journée des Mondiaux, dimanche, se sont confiés après leurs épreuves. Les réactions :
Hicham El Guerrouj (MAR/quadruple champion du monde du 1500 m) :
« Le public était avec les Français, mais il y avait aussi quelques supporteurs marocains. Je suis resté concentré, bien relax, je pense avoir fait une course magnifique. J'ai reçu un coup de fil du roi avec ses félicitations. Evidemment, je dédie cette victoire au Maroc. Je vais bien sûr doubler sur 5000. Inch allah ! J'étais surexcité en pensant à cette course. Cela fait cinq jours que je ne peux pas dormir. Je crois bien que c'est le plus beau jour de ma vie. J'ai été surpris de voir (l'Espagnol Reyes) Estevez en tête au passage des 800 mètres, c'est pourquoi j'ai décidé de prendre la tête. J'ai allongé la foulée et pris les choses en main. Je n'aime pas dépendre des autres ».
Mehdi Baala (FRA/médaille d'argent du 1500 m) :
« C'est ma première médaille en Championnats du monde. Celle des Championnats d'Europe l'an dernier était formidable mais aujourd'hui c'était vraiment spécial du fait qu'on était en France. J'ai essayé de suivre Hicham (El Guerrouj, le Marocain vainqueur) tant que j'ai pu, mais je savais que ce serait difficile à la fin. La tactique de course était très claire depuis le début. Il fallait courir après Hicham. Bien sûr, mon plus grand rêve était de devenir champion du monde en France, mais Hicham a dominé une fois de plus. J'ai énormément d'estime pour lui et je suis satisfait de monter sur le podium à son côté. J'ai beaucoup changé depuis la naissance de ma fille : je suis plus serein et moins stressé. Ma famille m'apporte énormément d'énergie positive. Je la remercie ainsi que le merveilleux public du Stade de France ».
Robert Korzeniowski (POL/médaille d'or du 50 km marche) :
« Je n'avais pas d'autre choix que d'établir une nouvelle meilleure performance mondiale. Les autres me poussaient et il me fallait prendre des risques en accélérant. Je n'avais jamais imaginé que nous pourrions aller aussi vite. C'était sans aucun doute la course la plus dure de ma vie. Pour vous dire la vérité, j'ai eu peur pendant les 12 derniers kilomètres parce que j'étais en train de faire le plus rapide 50 km marche de tous les temps et pourtant le Russe (ndlr : German Skurygin, médaille d'argent) se rapprochait de moi. C'est mon troisième et dernier titre mondial. J'aime encore ça et je trouve de nouvelles motivations mais l'année prochaine sera ma dernière saison de compétition internationale ».
Perdita Felicien (CAN/médaille d'or du 100 m haies) :
« Je suis sous le choc. Mon but était juste de courir la finale avec l'espoir de battre le record national. C'était vraiment génial de courir sans pratiquement aucune pression. Aux Championnats nationaux, tout le monde attendait ma victoire mais ici nul n'y songeait c'est pourquoi je me sentais beaucoup plus décontractée. Je savais que je devais partir vite et je me suis beaucoup entraînée dans ce sens. Apparemment, ça a payé. Je savais que j'étais en tête et j'ai fait tout mon possible pour y rester jusqu'à la ligne. Je ne pensais qu'à ça, haie après haie. Mais je n'arrive pas encore à y croire. Mes cours ont repris aujourd'hui à l'université et j'ai manqué la rentrée pour pouvoir être ici. J'espère qu'ils ne m'en voudront pas quand je reviendrai, avec un titre de championne du monde ».
Patricia Girard (FRA/7e de la finale du 100 m haies) :
« Je suis très heureuse pour Perdita (ndlr : Félicien, la médaillée d'or). Elle a beaucoup de talent et n'a pas laissé passer sa chance. Je n'ai pas couru aussi bien que j'aurais souhaité le faire ici, à Paris. Mais l'ambiance dans le stade était impressionnante. J'ai fait ici mes derniers Championnats du monde. Ce n'est que du bonheur pour moi. Je la voulais cette finale à Paris même si je n'étais pas bien placée (couloir n°8). Tout le monde était là, j'ai eu une ovation particulière. Ce sera un vide quand je vais arrêter l'année prochaine, c'est sûr. Mais je vais garder tous ces moments en moi ».
Muriel Hurtis (FRA/qualifiée pour la finale du 200 m) :
« Je suis satisfaite même si mes premiers cent mètres ont été vraiment lents et si cela a été une course difficile. Pour moi, il était important de gagner (ma demi-finale). A la sortie du virage, j'ai vu deux filles devant et j'ai dû forcer jusqu'au bout. Kelli White (ndlr : l'Américaine victorieuse sur 100 m) sera très dure à battre mais je sais que tout peut arriver en finale, surtout avec le soutien incroyable du public du Stade de France. C'est sûr que ce sera une belle finale. Maintenant, j'ai juste besoin de rentrer à la maison et de me reposer. Et aussi de m'assurer que je prendrai un meilleur départ lors de la finale (jeudi) ».
Brigitte Foster (JAM/médaille d'argent du 100 m haies) :
« Je me suis entraînée tellement dur toute l'année que je suis extrêmement déçue de cette médaille d'argent ».
Felix Sanchez (DOM, qualifié pour la finale du 400 m haies) :
« C'est vraiment un manque de chance pour Stéphane Diagana parce qu'il était dans son stade et qu'il voulait réussir ici. Mais je suis sûr que je l'aurai comme rival aux Jeux Olympiques. J'espère qu'il reviendra en pleine forme à Athènes en 2004 et que nous pourrons nous bagarrer là-bas ».
Svetlana Krivelyova (RUS/médaille d'or du poids) :
« Ce sont mes 7e Championnats du monde mais ma première médaille en plein air. Je suis très contente que mon entraîneur ait pu venir ici car, sans sa présence et ses conseils, je ne serais pas là où je suis. La compétition a été difficile car le niveau était très relevé avec les trois médaillées à plus de 20 mètres. Je n'ai pas vraiment apprécié que l'on nous impose de passer les qualifications le matin et de faire la finale le même jour dans la soirée. J'ai dû me lever à 05h00 et maintenant je me sens très fatiguée. Je suis triste qu'Astrid (ndlr : Kumbernuss, la championne allemande éliminée en qualifications) n'ait pas été des nôtres en finale. J'aurais aimé me battre contre elle. J'espère être aux jeux Olympiques l'an prochain mais, pour les Championnats du monde, il s'agissait probablement de mes derniers. Il y a plein de jeunes talents chez nous qui me remplaceront dans l'équipe ».
Ana Guevara (MEX, médaille d'or du 400 m) :
« C'est inoubliable. De nombreux athlètes, et j'en suis, aiment ce stade et cette ambiance merveilleuse. Je ne veux pas penser en ce moment à battre le record du monde, je veux seulement célébrer ma victoire. Je pense que je vaux peut-être aux alentours de 48 secondes. Mais ce soir je ne veux que savourer ce moment de bonheur ».
Amy Mbacke Thiam (SEN/médaille de bronze du 400 m) :
« Je suis si heureuse car voilà une récompense que je ne pouvais même pas imaginer au début du mois ».
Tom Pappas (USA/médaille d'or du décathlon) :
« On a passé 17 heures par jour sur ce stade pendant deux jours. C'était une grande expérience mais, pour vous dire la vérité, je suis content d'en avoir terminé. J'ai su pendant toute la durée du concours que j'avais une chance, que je pouvais finir premier, mais ce n'est qu'après le saut à la perche que j'y ai vraiment crû. Je me sentais très confiant après. Maintenant je voudrais rentrer chez moi et dormir. Ma famille a tout suivi sur internet. J'espère qu'ils sont heureux et fiers de moi ».
[ Tout sur les Mondiaux 2003 ]
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